DNF exploite avec succès le filon de la Toxic Corp.

février 24, 2010

Je n’ai pas souvent de coup de coeur pour des pubs TV, mais là j’avoue que je suis conquis !

Les auteurs des campagnes de sensibilisation publiques (contre le tabac, mais aussi contre l’insécurité routière) ont compris depuis longtemps que les images-choc et la culpabilisation ne font pas recette.

En effet ces dernières se heurtent trop frontalement aux résistances psychologiques des consommateurs.

Désormais on opte pour plus de subtilité. On substitue au levier de la peur celui de l’orgueil (« ne vous faites pas rouler par la cigarette »). Le ton moralisateur laisse place au cynisme.

On s’imprègne de l’ère du temps, d’une époque à laquelle les consommateurs sont réceptifs à tous les avatars de la théorie du complot.

On structure le récit sur le rôle prépondérant de l’opposant. Ce dernier n’est plus le spectre évanescent et abstrait de la mort, mais celui, plus facilement figurable (quoique tout aussi fictionnel) de la TOXIC Corp., incarnation particulière du très répandu fantasme de LA CORPORATION (internationale, puissante, maléfique, tout ça, tout ça…).

Bref, une mythologie (au sens barthésien de « valant-pour ») qui acquiert peu à peu un statut de « mème » à force d’être travaillée de multiples façons par les publicitaires.

D’aucuns diront que cela n’est pas suffisant pour que les jeunes s’arrêtent de fumer ou ne commencent pas… Mais c’est à mon avis suffisamment pour qu’ils prennent le message au sérieux. Et ça c’est déjà pas mal…


La Carte Agir : la banque se met au marketing éthique avec le Crédit Coopératif

février 23, 2010

D’habitude, on associe plus volontiers le marketing éthique aux secteurs de l’alimentaire ou de la mode qu’à celui de la banque (microcrédit mis à part). Mais cet état de fait n’a pas nécessairement vocation à durer.

Le Crédit Coopératif, banque positionnée dans la « finance solidaire » et qui propose au consommateur de « donner un sens à son épargne », vient de lancer la Carte Agir.

Pour chacun de vos retraits avec ladite carte, le Crédit Coopératif reverse 6 centimes à l’association de votre choix parmi ses 10 partenaires.

L’idée est remarquable. Elle illustre, tout comme les SMS de dons récemment utilisés à destination d’Haïti, comment la technique peut aujourd’hui aider les consommateurs un minimum soucieux de leurs prochains à passer à l’acte en facilitant considérablement la démarche de don.

Par ailleurs, la campagne lancée pour promouvoir la carte est originale et pertinente car elle mime les particularités de cette dernière : pour chacune des vues de la vidéo suivante, le Crédit Coopératif versera 5 centimes à une association (dans la limite de 300 000 vues).



Certes, le principe n’est pas révolutionnaire, puisqu’on a déjà pu le voir à l’œuvre chez la Germany Deutsche Bahn ou Starbucks. Mais il a le mérite de tomber à point nommer et de servir une campagne qui respecte les principes fondamentaux du marketing éthique :

–          Simplicité et humilité VS surenchère et surpromesse

–          Des communications qui montrent patte blanche et fournissent des preuves tangibles VS des bonnes paroles


Nikon Virtual Touch Experience : consulter ses photos comme dans Minority Report

février 18, 2010

2009 a été marquée par un intense bouillonnement dans le domaine des interfaces et une multiplicité d’innovations qui s’apprêtent à révolutionner notre façon d’interagir avec les machines : écrans tactiles, multitouch, réalité augmentée, Projet Natal, contrôle par la pensée (Mindflex), commandes par la voix, autant d’expérimentations qui viennent progressivement concurrencer le traditionnel couple souris et clavier.

Nokia vient ajouter sa brique à l’édifice en lançant une application originale pour promouvoir son modèle Coolpix S70 et ses fonctionnalités tactiles « iPhone-like ». La Virtual Touch Experience permet aux utilisateurs de faire défiler et de manipuler des photos sur leur écran d’ordinateur par le simple déplacement de leurs mains devant leur webcam.

Simple à utiliser, l’appli s’installe facilement par l’ajout d’un bookmark dans votre navigateur et peut être utilisée sur une multiplicité de galeries photos : Flick’r, Google image, Facebook, etc.

Cette initiative de branded utility peut s’avérer particulièrement pertinente en matière d’ergonomie, à supposer que la reconnaissance de mouvement fonctionne efficacement : en lâchant leur clavier et en prenant du recul par rapport à leur écran, les utilisateurs pourront non seulement consulter leurs photos dans une position plus confortable, mais ils pourront aussi plus facilement regarder leurs albums entourés de leurs amis.


Apple, la marque qui passionne le plus les européens

février 17, 2010

L’institut Panelteam vient de publier les résultats d’une étude réalisée sur plus de 10 000 européens.

D’après cette dernière, les marques qui les passionnent le plus  sont avant tout des marques internationales et sont en majorité issues du secteur des nouvelles technologies : 1. Apple, 2. Sony, 3. Coca-Cola, 4. Samsung, 5. Adidas.

Mais l’étude révèle également l’importance des marques locales, notamment dans le domaine alimentaire.

Selon Docnews.fr, les cinq marques qui passionnent le plus les Français sont : 1. Sony 2. Apple, 3. Samsung, 4. Google et 5. Microsoft.

Et dans leurs secteurs respectifs, les marques préférées des français sont Adidas (Textile), Coca-Cola (Alimentaire), L’Oréal (Beauté), Citroën (Automobile) ou Fnac (Distribution).


Real applications of genius : tapez vos SMS et vos mails en marchant avec Type’n’Go !

février 16, 2010

Que les consommateurs hyperconnectés, somnambules du portables  et autres communiquants compulsifs pour qui le multitasking est devenu une seconde nature ouvrent bien grand leurs oreilles (à défaut de leurs yeux) : grâce à l’appli Type’n’Go,  ces derniers pourront utiliser la caméra de l’iPhone pour  écrire leurs messages tranquillement en marchant sans plus risquer de se cogner ! Fallait y penser !

Via Mylittleparis


L’adolescence ou l’école de la mise en scène de soi

février 12, 2010

Voici quelques citations extraites de l’ouvrage CULTURES ADOLESCENTES.

L’adolescence comme éprouvant apprentissage de la mise en scène de soi et lieu d’élaboration de l’« Identité narrative »

« Interroger la « personnalité sociale » adolescente consiste in fine à s’enquérir des mises en scène adolescentes de la vie quotidienne en cours dans le théâtre contemporain, et ce à la lumière d’un script social tramé par des « idéaux de jeunesse » largement établis par la culture de masse. » p53

« c’est sans doute cette exigence d’un travail de domestication individuelle, quasiment « affolant » et épuisant, de sa figuration sociale, porteuse du sentiment d’identité, qui caractérise le fait adolescent. Une invite coercitive à l’organisation active de son « MOI-corps » d’autant plus difficile à négocier qu’elle se consomme dans un univers social hypertrophié de modèle d’être, de ligne de conduite, de repères de sens contradictoires, et dans une atmosphère sociale traversée par des discours anxiogènes sur l’expérience adolescente ». p54

« A l’adolescence, le vêtement, la coiffure, les attitudes, la tenue en somme ne relève plus de l’évidence banale, elle est construite comme un langage direct, comme un badge de reconnaissance. La stylisation de soi est un mot d’ordre, marchand d’abord, mais qui devient une volonté personnelle afin d’échapper à l’indifférence ». p64

Les marques, un élément clé dans le dispositif de représentation, ou « façade », des adolescents.

« L’achat de la « bonne » marque est une garantie de valeur personnelle par assimilation à une communauté imaginaire d’élus, et l’opposition méprisante aux ignorants ou aux « bouffons » qui ne l’affichent pas.  Son répertoire de marques indique la valeur d’un jeune auprès de ses pairs, il hiérarchise à l’intérieur d’un système de signes toujours mouvants selon les transformations du marché, mais dont l’adolescent possède une solide connaissance. »p66

Les communautés et les univers virtuels comme laboratoires permettant aux adolescents d’explorer leur identité et les possibles qu’elle contient.

« la relation différente des jeunes à leur propre image les incite à proposer sur Internet des identités excessives ou fantaisistes afin de les faire valider. Ils ne demandent plus seulement aux écrans ce qu’ils doivent penser du monde, mais aussi ce qu’ils doivent penser d’eux-mêmes. Ils pianotent sur leurs claviers à la recherche d’interlocuteurs qui leur disent qui ils sont. La question : « Qui suis-je ? » est celle qu’ils se posent avant « Est-ce qu’on m’aime ?». Ils mettent donc sur la Toile des fragments de leur intimité, physique ou psychique, afin d’en éprouver la validité auprès des autres internautes. J’ai désigné ce désir sous le terme d’ « extimité ». Il est inséparable de l’intimité dont il constitue en quelque sorte l’autre facette. Il est aussi distinct de l’exhibitionnisme. »


Les consommateurs US se fient massivement aux opinions de leurs pairs sur Internet

février 12, 2010

Rien de nouveau sous le soleil donc, mais le tableau fait toujours son effet dans une présentation PPT…