Un Français sur deux surfe quotidiennement sur Internet

mars 8, 2010

Selon l’étude Media in Life 2009 de Médiamétrie, les Français de 13 ans et plus ont en moyenne environ 40 contacts médias par jour, soit une augmentation de 9,7% par rapport à 2006 qui s’explique par une offre de plus en plus abondante.

Internet est le troisième média consommé, avec 4,6 contacts par jour en moyenne en 2009, derrière la télévision (16 contacts par jour) et la radio (9 contacts), mais devant la presse (3,2 contacts).

Il prend une place de plus en plus centrale dans la vie de nos concitoyens : 1 français sur 2 surfe au moins une fois par jour sur le web.

On note par ailleurs que 14% des Français pratiquent quotidiennement les jeux vidéos (contre 10% en 2007).


Un Américain passe en moyenne 8,7 heures par jour devant un écran

mars 31, 2009

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Selon  Nielsen et le Council for Research Excellence, sur ces 8,7 heures, 61 minutes sont consacrées à la publicité et 48,8 minutes au web (eh oui, il s’agit d’une MOYENNE).

Après un rapide calcul, si l’on considère qu’un individu moyen est censé dormir à peu près 8h par nuit, les américains passeraient plus de la moitié de leur temps éveillé devant un écran…


Quelques chiffres sur le partenariat CNN / Facebook pour l’investiture d’Obama

janvier 23, 2009

Après le New York Times, c’est à CNN de faire un carton sur Facebook en surfant sur la vague Obama (source CBNews):
– plus d’1.5 million de statuts mis à jour à travers la plateforme CNN/Facebook.
– une moyenne de 4 000 statuts mis à jour chaque minute pendant la diffusion
– 8 500 mises à jour de statuts pendant la minute où Obama a commencé son discours.
– la page Facebook d’Obama compte près de 4 millions de fans et plus de 500 000 messages
– des millions de personnes se sont connectées au site pendant la diffusion.

Obama semble redonner une raison d’être à ces titres en réhabilitant (momentanément) une sphère politique dont les consommateurs,  de plus en plus persuadés que le sort du monde se règles dans d’autres arènes, se désintéressaient.

Notes pour moi-même :

– dans quelle mesure cette utilisation « citoyenne » des médias sociaux reflète-t-elle une spécificité culturelle américaine (VS notre culture français ultra centralisée) ?

=> penser à relire les excellentes pages de l’Imaginaire d’Internet de Patrice Flichy où ce dernier explique comment l’imaginaire politique américain des communautés locales a contribué à façonner l’Internet des années 80/90’s, notamment à travers la culture des newsgroups.


Le transmedia storytelling par Henry Jenkins

mai 17, 2008

« A transmedia story unfolds across multiple media platforms, with each new text making a distinctive and valuable contribution to the whole. In the ideal form of transmedia storytelling, each medium does what it does best – so that a story might be introduced in a film, expanded through television, novels, and comics; its world might be explored through game play or experienced as an amusement park attraction. Each franchise entry needs to be self-contained so you don’t need to have seen the film to enjoy the game, and vice versa. Any given product is a point of entry into the franchise as a whole. »

Henry Jenkins, Convergence Culture (p95)

Le transmedia storytelling représente l’avenir des œuvres de divertissement à l’ère de la convergence des médias. Il désigne la nouvelle forme que ces dernières, de plus en plus, vont tendre à adopter, et dont Matrix et Star Wars constituent les illustrations les plus emblématiques.

L’industrie du divertissement est mise au défi de développer des licences qui s’actualisent (ou s’instancient) à travers une multiplicité d’expressions différentes et complémentaires sur de multiples médias, et pourra de moins en moins se contenter, comme c’est souvent le cas aujourd’hui, de dupliquer le même contenu sur des supports différents.

Certes, comme le rappelle Henry Jenkins, le transmedia storytelling existe depuis des millénaires. C’est ce dont atteste par exemple le développement de l’histoire du Christ, au Moyen-Âge, à travers des médias aussi divers que les textes, les prêches, la peinture, l’architecture, etc.

Toutefois, face aux divertissements et aux médias de masse auxquels nous avons été habitués depuis notre plus jeune âge, le concept fait figure de véritable révolution.

Au modèle d’une œuvre monadique consommée par un individu, se substitue celui d’un réseau de contenus consommé par une communauté. Et c’est probablement là que réside l’aspect plus intéressant du transmedia storytelling : il modifie profondément nos usages en produisant des œuvres qui ont vocation à être consommées collectivement.

Il fait émerger des œuvres exigeantes et moins accessibles qui nécessitent, afin d’être pleinement comprises et appréciées, non seulement un comportement actif des consommateurs, mais aussi leur collaboration pour surmonter les obstacles qu’ils ne pourraient franchir seuls.

Ainsi, Matrix invite les consommateurs à recourir à l’intelligence collective pour élaborer une vue d’ensemble de son univers, pour décrypter son sens et pour s’adonner à un travail d’exégèse.

Si elle démarre dans l’univers du divertissement, cette évolution des pratiques de consommation est pour autant loin d’être anecdotique ou inoffensive. Elle confère aux individus un savoir et une expérience du travail collaboratif que les institutions du monde éducatif, repliées sur leurs traditions, ne peuvent leur transmettre. Et l’on a toutes les raisons de penser que cet apprentissage sera peu à peu mis à profit dans d’autres sphères, au point de transformer fortement la société.