Volkswagen US, champion de la Vox Populi

avril 29, 2008

Volkswagen US tient à nous montrer qu’il est bon élève et qu’il a retenu sa leçon sur les médias sociaux et la conversation.

Via What the people want, ce dernier se propose de relayer l'(e)opinion de ses consommateurs américains sur une multitude de sujets liés à leur vie quotidienne, bien au-delà du simple thème de l’automobile.

Pour ce faire, Volkswagen a mis en place un système de sondages, dont la particularité est de permettre aux consommateurs de poser leurs propres questions mais aussi d’exporter les résultats sur d’autres supports (sur des T-shirts par exemple…).

Dommage que cette initiative nous laisse avec un arrière goût de verni démagogique et d’opportunisme. Il en faudra plus, beaucoup plus, pour que la marque puisse légitimement se prévaloir d’écouter les gens, comme par exemple Dell.


« Well, this is a European company… » : pour Rolling Rock Beer, tomber la veste ne suffit plus !

avril 29, 2008

Rien de tel pour s’affirmer comme une marque disruptive et originale que de se positionner par rapport au symbole des conventions arbitraires par excellence : le monde de l’entreprise.


Dans la famille « j’ai fait faire ma webTV par Mathieu Vaidis », je voudrais MyDSI-Tv

avril 24, 2008

Les webTV corporate et BtoB sont de plus en plus en vogue. Malheureusement, comme le montre cette initiative d’Accenture, les résultats sont plus ou moins heureux selon les cas…

Eh oui, désolé les gars, la communication c’est un métier…

Allez, pour la peine, on s’en remet un petit coup, juste pour le plaisir !


Red Brick Road : de l’auto-publicité certifiée « no-bullshit » ?

avril 23, 2008

Red Brick Road emploie une stratégie de communication no-bullshit qui, non sans rappeler les dernières campagnes Neuf Telecom, croque avec beaucoup d’humour les stéréotypes et les travers des communications d’agence.

On retrouvera notamment :
– le caractère souvent fumeux des positionnements, davantage nourris de mots et d’effets d’annonce que de véritables idées
– la propension compulsive à la promotion de méthodos foireuses, d’outils plus aberrants les uns que les autres (cf. « La salade de mots » au service de la marque) et de pseudos-concepts déposés
– l’appropriation opportuniste et démagogique des diverses modes du moment (cf. la philosophie…)
– la surenchère dans les promesses (cf. « le marketing à 720° »)
– etc.

Le reveal, lorsque l’on choisi le « chemin de briques rouges », suggère, comme chez Neuf, que la meilleure communication de l’agence réside purement et simplement dans ses produits et que tout le reste est superfétatoire : l’internaute est redirigé vers une page extrêmement épurée voire austère qui se concentre uniquement sur le portfolio de Red Brick Road.

Vu la mécanique utilisée, le site aurait d’ailleurs pu emprunter à Lowe Alice sa signature : « l’agence de publicité qui vend très mal son métier mais qui vend très bien ses clients ».

Tout se passe comme si l’agence s’adressait à ses clients et prospects en leur disant : « Nous sommes des publicitaires, mais nous, au moins, nous ne sommes pas des menteurs… pas avec vous en tout cas ! (Par contre regardez ce qu’on fait avec les consommateurs…) »

On constate cependant assez vite les limites du procédé. Ce dernier, proche de la figure rhétorique de « prétérition », peut facilement se retrouver pris au piège de ses propres contradictions : si l’agence poussait vraiment le principe jusqu’au bout, elle se contenterait uniquement sur le « chemin de briques rouge » et n’aurait pas besoin de faire tout un foin sur les pratiques de ses concurrents…


Lego : from the Cluetrain Manifesto to the company culture shift

avril 22, 2008

http://tcg.blip.tv/#704035


Suéder un RPG rétro à peu de frais…

avril 18, 2008

Bien entendu, seuls ceux qui ont un jour ou l’autre usé leurs pouces sur la saga des Final Fantasy ou sur des jeux similaires pourront comprendre…


Microsoft Vista : la méthode Coué, une valeur sûre…

avril 17, 2008

Il s’agirait d’une vidéo produite en interne chez Microsoft et qui se serait plus ou moins « accidentellement » retrouvée sur le net…

Les commentaires sont aussi savoureux qu’éloquants : « Je crois que j’ai perdu 50 points de QI en regardant cette vidéo »…


Nokia Get-Out-And-Play : This is a tribute…

avril 16, 2008

Nokia a récemment produit une vidéo impressionnante en stop motion afin de promouvoir N-Gage, sa nouvelle plateforme de téléchargement de jeux mobiles.

Au premier abord, la stratégie ressemble à celle de Sony Bravia : mettre les moyens nécessaires à l’élaboration d’une vidéo qui, par sa démesure et son aspect spectaculaire, va conquérir l’enthousiasme des consommateurs, au point éventuellement de générer des effets viraux. La vidéo fait l’objet d’une stratégie de content seeding sur les média sociaux (notamment sur YouTube), et la marque met également en avant son « making of ».

Mais, ne nous y trompons pas, les enjeux de cette campagne sont spécifiques. Il s’agit en premier lieux pour la marque de vendre du jeu vidéo avec un discours suffisamment universel, sachant que ce genre de produit appel souvent des campagnes très segmentantes.

Nokia a résolu le problème en faisant appel à un symbole fédérateur absolument casual et rétro : le jeu Snake. Ce dernier a le mérite d’être universel (qui n’a jamais joué à Snake sur un Nokia ?) et de titiller la fibre nostalgique des consommateurs. Ainsi la campagne est tournée sous l’angle d’un hommage à ce jeu mythique.

Par ailleurs, toujours dans le même souci d’ouverture, la marque a soigneusement évité de mettre l’accent sur la technicité des jeux et sur leurs performances (qui pourtant constituent la véritable différence de l’offre, comme on le comprend en naviguant sur la plateforme N-Gage) au profit d’une communication centrée sur les bénéfices les plus généraux du gaming mobile : la mobilité et la dimension collective.

Nokia, en bon leader, travaille pour la catégorie en tentant de démocratiser de « nouveaux » usages. Mais il tente également de préempter l’idée même de jeu mobile.

La réalisation de la vidéo, et plus largement du minisite Get-out-and-play qui lui sert de principal support, est particulièrement soignée et originale. La musique est délicieuse, et l’on appréciera l’originalité du jeu Ball Breaker qui s’invite subrepticement au milieu de du spot.


Corona Beach : sous les troquets la plage !

avril 15, 2008

La marque se positionne en réaffirmant ses origines exotiques mais aussi et surtout en préemptant un moment de consommation particulier.

Le symbole de la plage est un lieu commun destiné à évoquer les vacances, et plus généralement l’idée de détente.

Certes, me direz-vous, mais la consommation de la bière a toujours correspondu à un moment de détente et de relaxation, rien de nouveau sous le soleil.

Sauf qu’ici, l’on fait référence à la détente dans son sens le plus paroxystique et le plus absolu, comme en témoigne le paysage idyllique dans lequel le consommateur est littéralement plongé, paysage dont le seul ancrage au réel (ou du moins dans le quotidien du consommateur) est constitué par un Blackberry, qui d’ailleurs ne tarde pas à être jeté à l’eau.

On recherche l’archétype de la détente, son expression la plus évidente dans l’imaginaire populaire : les vacances de rêves que vous n’avez jamais pu vous payer.

Il ne s’agit donc pas de n’importe quel moment de relaxation, mais d’un moment particulièrement qualitatif.

Le site, proposant une vision à la première personne, se veut immersif. Il constitue une forme d’invitation au voyage. Il incite les consommateurs à imaginer ce moment de relaxation absolu, à faire des plans sur la comète. Il ne lésine sur aucun moyen pour mettre le consommateur en condition en l’apaisant.

L’absence de musique (ou du moins le caractère optionnel et non-intrusif de cette dernière), confère au site une impression de calme et de sérénité.

Le site est plutôt pauvre en contenu, il n’y a vraiment pas grand chose à faire… mais pour une fois nous ne nous en alarmeront pas : c’est normal le message de la marque cherche à nous vendre du farniente !

L’intérêt du site réside dans le réflexe qu’il cherche à développer chez le consommateur : Corona doit résonner dans l’esprit du citadin actif comme une compensation, comme le meilleur substitut à ces vacances qu’il ne pourra jamais s’offrir.

PS : on sera attentif à la très savoureuse mention (en bas à droite) « Relax Responsibly »


Durex Pleasure Ball : who’s the Sex Machine now ?

avril 15, 2008

Durex présente et promeut sa gamme de sextoys grâce à un advergame original qui associe de façon métaphorique le fonctionnement du plaisir féminin au fonctionnement d’un flipper.

L’image est vraisemblablement susceptible de résonner fortement dans l’imaginaire masculin. Tout d’abord elle répond de façon très simple à une question qui, depuis des temps immémoriaux, torture les méninges des hommes : comment fonctionne cette étrange et incompréhensible machine que constitue la femme ? Que veulent les femmes au juste ? Comment diable les satisfaire ?

Rien de plus facile, répond Durex, il suffit d’avoir le matos ! Quoi ? Vous le saviez ? Mais non… pas ce matos là voyons… le matos qui vibre ! Oui, parce que l’acte sexuel, c’est comme un jeu, et comme un flippeur plus exactement : plus ça vibre et plus tu marques de points. Bref, de quoi redonner de la vigueur au vieux fantasme de la machine à laver…

La marque recours à une métaphore qui met en scène de façon hyperbolique une logique de stimulus-réponse (Pavlov, ça vous dit quelque chose ?). On laissera le soin aux plus pervers d’entre-vous de filer la métaphore eux-mêmes : quid du multiball ? Quid du mode multijoueur ?

Mais derrière une surface ludique, se cache un discours moins rose, voire machiste : la femme est réifiée à travers sa comparaison à une machine. Pour vendre des objets de plaisir, on en vient à faire de la femme elle-même un objet.

Pire, le flipper renvoie aux pulsions de mort qui gravitent autour de l’instinct sexuel, il rappelle à la surface des fantasmes refoulés en leur donnant une apparence inoffensive. Le site semble nous dire, malgré lui : « la femme, c’est comme un flipper, plus tu cognes dessus et plus elle jouit ».

Par ailleurs, la notion de jeu et de points inscrit l’acte sexuel dans l’univers de la performance. Aussi peut-on craindre que le site ne suggère aux hommes (auxquels, comme on a pu le comprendre, il s’adresse en priorité), dans un ultime outrage, que, comme au flipper, leur vie sexuelle se résume souvent à beaucoup d’argent dépensé pour, au final, un game-over…