Things are getting interesting : Rémy Martin vous invite à naviguer dans son site comme dans un jeu vidéo 3D

janvier 26, 2009

remymartin

Décidée à séduire les jeunes, la fameuse marque de cognac invite les internautes à plonger dans l’univers de la nuit, et à explorer la dose d’inattendu qu’il recèle (ces moments où les choses commencent à devenir intéressantes) grâce à une expérience immersive dont la navigation rappelle le gameplay des FPS.

On salue l’originalité de l’idée, même si l’on déplore au final une exécution bâclée et indigne d’une marque de luxe.


Know The Signs : Heineken concilie communication responsable et engagement des consommateurs

janvier 8, 2009

heineken

Enfin une campagne de communication responsable qui n’est ni ennuyeuse ni moralisatrice, a-t-on envie de dire ! Oui, sauf que, et c’est là que réside le génie de la marque, on ne peut pas la réduire à une simple communication institutionnelle.

En effet, Heineken réalise une belle performance dans un secteur soumis à une législation particulièrement contraignante grâce à un mélange des genres étonnant.

Entre communication de marque et communication institutionnelle, Know The Signs invite les consommateurs à modérer leur consommation d’alcool tout en les encourageant implicitement à acheter Heineken grâce à la connexion émotionnelle et la complicité qu’il développe avec eux.

Le procédé de cette campagne ressemble fort à une figure rhétorique de prétérition. Il rapelle cette campagne SFR qui, sous couvert de communication pour une fonctionnalité de control parental, faisait la promotion des contenus pornographiques mobiles.

 

PS : la typologie des ivresses rapellera aux fans de Gad son sktech sur la boîte de nuit.


Bud Light : Dude, where’s my beer ?

mai 29, 2008

Bud Light a construit son territoire de communication en préemptant l’univers des moments de convivialité masculins (cf. tout le monde se souvient du cultissime Bud Light Institute).

Ici, la marque a trouvé une façon créative et originale de nous raconter la même histoire sous une perspective différente…

La campagne ci-dessus se focalise sur le mot « Dude », une expression qui condense à elle seule l’ensemble des moments de joie ou de solitude qui caractérisent l’amitié et la complicité masculines.

Ces moments, dont la banalité et la quotidienneté autorisent une identification optimale de la cible, ne sont pas particulièrement glorieux, mais sont malgré tout chargés en émotion, comme le suggère la musique dramatique qui nous accompagne tout au long du spot. Elle confère à la « dudité », par un effet humoristique savoureux, une dimension quasi-épique, et fait de l’homme un héros aussi burlesque qu’attachant…

Et un excellent petit spoof pour la route…


« Well, this is a European company… » : pour Rolling Rock Beer, tomber la veste ne suffit plus !

avril 29, 2008

Rien de tel pour s’affirmer comme une marque disruptive et originale que de se positionner par rapport au symbole des conventions arbitraires par excellence : le monde de l’entreprise.


Corona Beach : sous les troquets la plage !

avril 15, 2008

La marque se positionne en réaffirmant ses origines exotiques mais aussi et surtout en préemptant un moment de consommation particulier.

Le symbole de la plage est un lieu commun destiné à évoquer les vacances, et plus généralement l’idée de détente.

Certes, me direz-vous, mais la consommation de la bière a toujours correspondu à un moment de détente et de relaxation, rien de nouveau sous le soleil.

Sauf qu’ici, l’on fait référence à la détente dans son sens le plus paroxystique et le plus absolu, comme en témoigne le paysage idyllique dans lequel le consommateur est littéralement plongé, paysage dont le seul ancrage au réel (ou du moins dans le quotidien du consommateur) est constitué par un Blackberry, qui d’ailleurs ne tarde pas à être jeté à l’eau.

On recherche l’archétype de la détente, son expression la plus évidente dans l’imaginaire populaire : les vacances de rêves que vous n’avez jamais pu vous payer.

Il ne s’agit donc pas de n’importe quel moment de relaxation, mais d’un moment particulièrement qualitatif.

Le site, proposant une vision à la première personne, se veut immersif. Il constitue une forme d’invitation au voyage. Il incite les consommateurs à imaginer ce moment de relaxation absolu, à faire des plans sur la comète. Il ne lésine sur aucun moyen pour mettre le consommateur en condition en l’apaisant.

L’absence de musique (ou du moins le caractère optionnel et non-intrusif de cette dernière), confère au site une impression de calme et de sérénité.

Le site est plutôt pauvre en contenu, il n’y a vraiment pas grand chose à faire… mais pour une fois nous ne nous en alarmeront pas : c’est normal le message de la marque cherche à nous vendre du farniente !

L’intérêt du site réside dans le réflexe qu’il cherche à développer chez le consommateur : Corona doit résonner dans l’esprit du citadin actif comme une compensation, comme le meilleur substitut à ces vacances qu’il ne pourra jamais s’offrir.

PS : on sera attentif à la très savoureuse mention (en bas à droite) « Relax Responsibly »