Utility driven augmented reality by Samsung

décembre 16, 2009

La réalité augmentée est aujourd’hui portée par un puissant effet de mode, comme l’ont été d’autres types de dispositifs par le passé.

Si les recours « gadgets » à cette technologie se multiplient, certaines initiatives parviennent malgré tout à apporter une réelle valeur ajoutée aux consommateurs, comme l’illustre cette application pour Samsung LED TV Series 7.

Vodpod videos no longer available.

more about « Utility driven augmented reality by S…« , posted with vodpod
Publicités

Samsung Player Star : le mobile comme médiateur de notre rapport au temps

août 19, 2009

Samsung_playerstar

Aujourd’hui, promouvoir un nouveau mobile est un exercice particulièrement difficile : tous les produits se ressemblent et les innovations de rupture se font rares.

Il est donc d’usage de recourir au storytelling afin de focaliser le discours non sur les fonctionnalités produit mais sur les usages et le lifestyle des consommateurs, comme le fait par exemple l’opération Somebody Else’s Phone de Nokia.

Samsung Player Star nous propose ici un roman photo en motion original et d’excellente facture dont l’histoire et les personnages sont construits autour de l’insight suivant : notre usage du portable est conditionné par notre rapport au temps et vice et versa.

Ici, les profils consommateurs sont segmentés en fonction de leur rapport au temps. Chacun des 3 personnages renvoie à une temporalité spécifique et permet de mettre en scène les fonctionnalités et usages du téléphone qui lui sont associés :

–          Vivre sa vie à 100 à l’heure et utiliser le portable pour gagner du temps.

–          Prendre son temps, ralentir, et se servir du portable pour profiter de la vie.

–          Arrêter le temps et se servir du portable pour immortaliser des souvenirs.


Le nouveau Instinct vu par Samsung

juillet 31, 2008

Sous l’intrigue apparemment banale de cette opération, qui nous invite platement à « suivre notre instinct », se cache un dispositif particulièrement original.

Samsung Canada promeut le téléphone Instinct grâce à une série de vidéos interactives tournées à la première personne, dans le style de la publicité Take It To The Next Level de Nike ou du clip Smack My Bitch Up de Prodigy, afin de mieux mettre en avant les fonctionnalités et les usages du produit.

Les vidéos sont destinées à créer une connexion émotionnelle avec la cible en mettant en scène un lifestyle jeune, masculin et urbain, légèrement inspiré des codes de la marque Axe, et dans lequel les consommateurs sont immergés grâce à l’interactivité.

La série de vidéos est diffusée sur YouTube afin de maximiser le potentiel viral de l’opération.


Samsung et Sprint nous enseignent comment vendre notre famille avec le sourire !

juillet 6, 2008

Sprint et Samsung s’associent pour tailler des croupières à Apple : ils lancent un jeu-concours participatif pour promouvoir le téléphone Instinct, leur nouveau iPhone-killer. L’association de l’opérateur et du fabriquant est loin d’être anodine : comme chacun sait, le succès de l’iPhone n’est pas seulement le succès d’un téléphone, mais aussi et surtout celui d’un business model lucratif qui draine des revenus provenant des abonnements des opérateurs…

Une immersion dans l’univers du cinéma d’action…

La home page du site est clairement construite sur le modèle d’une affiche de film d’action, comme en témoignent un certain nombre de repères linguistiques (ex : « Sprint production presents », « Now playing »), sonores (la voix off et les bruitages déclenchés au roll-over), ou encore visuels (les hélicoptères militaires, les effets de halo, et le pied de page).

On comprend très vite que cette incursion dans le domaine du divertissement n’est pas gratuite : l’initiative s’inscrit dans le registre publicitaire du branded-entertainment. La référence au monde du cinéma est utilisée pour mettre en scène et pour « stariser » le produit.

A cette occasion, la marque se livre à un habile exercice parodique. Chaque fonctionnalité du produit est mise en scène à travers un genre cinématographique stéréotypé différent : le film d’horreur, le film d’espionnage, le film policier, le film de poursuite, et la comédie romantique.

… et un discours ironique sur les pratique publicitaires qui lui sont associées

Le site ne se contente pas d’illustrer une mise en application du principe de branded entertainment, mais véhicule également un discours sur ses pratiques. A ce titre le choix du cinéma d’action se justifie en tant qu’il est le genre le plus emblématique du placement de produit.

Le discours des marques induit une prise de recul face à ces pratiques publicitaires, participant ainsi à mouvement de publicité réflexive ou autoréférentielle caractéristique de la postmodernité : on joue de façon humoristique avec les codes du placement, on ironise sur ses dérives.

Samsung tire notamment profit de cette réflexion pour exprimer de façon drôle et absurde la promesse du produit : le téléphone serait si performant que les cinéastes vont se précipiter dessus et le placer dans leurs films (« See the best phone to hit theaters in years »).

La référence au placement de produit au cinéma, construite par opposition à d’autres média moins qualitatifs, comme la télévision ou le net, permet également de « premiumiser » le produit : la mention « As seen in the movie » résonne ainsi de façon infiniment plus classieuse que le très populaire et très kitch « vu à la TV ».

Tous cinéastes, tous publicitaires

Ce discours sur le placement a d’autant plus de sens et d’impact qu’il est mis en perspective à la lumière des profondes mutations que la révolution digitale a induit dans le paysage médiatique.

Avec le développement du web 2.0 et la croissante démocratisation des dispositifs numériques, nous sommes tous devenus virtuellement cinéastes… ce qui signifie que nous sommes tous également des publicitaires en puissance !!!

Eh oui, ce qui est bon pour les films d’Hollywood est aussi bon pour les films amateurs, à la nuance près, bien entendu, que le contenu produit par ces derniers est… comment dire… moins aspirationnel !!!

En effet, les ambitions du User Generated Content sont souvent modestes. Ce dernier à souvent tendance à tourner autour de notre nombril ou de celui de notre famille.

Sprint et Samsung, par un cynisme humoristique qui invite à la complicité, nous incite à vendre nos familles et à transformer nos proches en hommes sandwich digitaux pour une poignée de dollars. Ici l’intrusion putassière de la publicité fait écho à la place de plus en plus intrusive qu’a pris le téléphone portable dans nos vies ces dernières années.

Sprint semble avoir retenu la grande leçon que nous à tous enseignée Dortios en matière de user generated content : soigner la dotation ! Les auteurs des 1 000 premières contributions recevront 20 dollars et le gagnant finalement se verra remettre une somme de 10 000 dollars (By the way, l’appellation « Sprint productions » n’est pas sans rappeler l’appellation « Snack Strong Productions » de Doritos).

Bref, le geste est malin, un tantinet, transgressif, et l’incentive suffisante pour générer de nombreux ambassadeurs de marques.

En revanche, on regrettera un module de publicité comparative particulièrement cheap, visant l’iPhone, dont le ton tranche et détonner avec le reste, rappelant davantange l’opération waitless.org.