Le sourire du jour : Innocent vous invite à ne pas travailler pour elle aux Maldives

mars 31, 2009

innocent_maldivesUne petite surprise vous attend sur le site de la facétieuse marque de smoothies lorsque vous tentez, la bave aux lèvres, de visualiser ses offres d’emplois aux Maldives…


Un Américain passe en moyenne 8,7 heures par jour devant un écran

mars 31, 2009

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Selon  Nielsen et le Council for Research Excellence, sur ces 8,7 heures, 61 minutes sont consacrées à la publicité et 48,8 minutes au web (eh oui, il s’agit d’une MOYENNE).

Après un rapide calcul, si l’on considère qu’un individu moyen est censé dormir à peu près 8h par nuit, les américains passeraient plus de la moitié de leur temps éveillé devant un écran…


Mini Clubman : l’anti vidéo virale

mars 29, 2009

Voici une excellente vidéo pour la Mini Clubman vue sur le site d’Aziz.

Publicité postmoderne, publicité réflexive

Il s’agit d’un beau cas de publicité « réflexive » (Krief, 1983) : l’internaute est confronté à un métadiscours (au sens de Jakobson), à une communication qui commente et détourne ses propres codes.

A ce titre, le spot est emblématique de l’hyperpublicité chez Lipovetsky (cf. L’Ecran Global) ou de la publicité postmoderne telle que la décrit Nicolas Riou dans son ouvrage Pub Fiction.

Il présente d’ailleurs un air de famille avec la publicité Sprite des 90’s, au ton no-bullshit décapant, que ce dernier cite en exemple.

Dans le film en question (malheureusement introuvable sur le net), la marque expliquait avec humour aux consommateurs qu’elle n’essaierait pas, contrairement à d’autres, de leur faire croire que son produit rend plus beau et plus intelligent. Elle achevait en titrant : « Sprite ça désaltère et c’est déjà pas mal ».

Si la vidéo s’inscrit dans une longue tradition de publicités réflexives, elle innove en ce qu’elle est la première à s’attaquer au phénomène du viral.

Cet évènement nous apparaît comme le signe d’une certaine maturité du marché.

 

De l’énoncé à l’énonciation

Comment fonctionne cette vidéo ?

Le centre de gravité de la communication est déplacé de l’énoncé (la vidéo) vers la situation d’énonciation.

On explicite progressivement le contrat de communication (« we’re in a viral ») et on empêche la « suspension de l’incrédulité »  (Coleridge) afin d’attirer l’attention de l’internaute sur la relation qu’il entretient avec la marque Mini… mais aussi plus généralement avec les autres marques du paysage digital.

Ainsi, on passe insensiblement de l’incrédulité des personnages à celle des spectateurs / consommateurs …

 

Le viral, déjà has been ?                          

La vidéo et son concept sont parfaitement cohérents avec la forte personnalité de la marque, ainsi qu’avec son ton généralement disruptif et décalé. Ils renforcent sa posture de challenger en lui donnant une image résolument authentique et moderne.

Mini crée de la complicité avec les consommateurs en mettant en évidence une culture commune partagée. Elle leur montre qu’elle ne les prend pas pour des idiots, et qu’elle reconnaît leur culture marketing (« marketing literacy ») : « je sais que vous savez », « vous savez que je sais que vous savez »…

Elle se donne une image profondément innovante (en terme de communication) et se positionne hardiment en déclarant un certain type de stratégies virales démodé, au moment même où ces stratégies deviennent de plus en plus mainstream et sont idolâtrées sans distance par beaucoup de professionnels.

On n’hésite pas au passage à égratigner les concurrents : on ne va pas me faire croire que toute ressemblance avec les vidéos virales des Qashqai Car Games serait purement fortuite…


Quelques chiffres intéressants sur l’impressionnante croissance de Facebook dans le monde

mars 25, 2009

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Source: http://money.cnn.com/2009/02/16/technology/hempel_facebook.fortune/index.htm


L’agence Fallon lance l’application de lifestreaming Skimmer pour promouvoir son nouveau site corporate

mars 25, 2009

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Une fois téléchargée, l’application Skimmer aggrège le contenu diffusé par l’internaute et ses contacts sur les principales plateformes de médias sociaux et permet d’en personnaliser l’affichage grâce à une série de filtres bien pratiques.

Elle est également dotée d’un moteur de recherche pour Flick’r et YouTube et permet d’uploader des vidéos et des images.

Skimmer a également vocation à servir de support pour diffuser un lifestream des employés de Fallon. L’initiative s’inscrit dans la lignée de ce que fait déjà le groupe Avenue A / Razorfish, en proposant aux visiteurs de son site une série de webcams pointées en permanence sur ses agences.

On peut ainsi lire sur le site de l’agence :

“As a part of its debut, Skimmer will also play a prominent role in Fallon’s new corporate Web site. All employees’ social media activity and updates will be published via Skimmer on a special section of Fallon.com, allowing the world to see and interact with the personal brands behind the Fallon brand.

“We are in an era of radical transparency, as individuals and as corporations,” said Rob Buchner, chief marketing officer, Fallon. “On our Web site, Skimmer turns our brand into a living, breathing entity, continually expressed on a moment-to-moment basis in words, design and multimedia by our people. This allows us to live and communicate our brand as authentically as possible in connection with the world at large. For others, Skimmer is a lifestream. For Fallon, it is a brandstream.””

Charité bien ordonnée commence par soi-même dit-on : Fallon soigne donc sa propre marque en s’appliquant à elle-même les principes de conversation et de transparence qu’elle prêche à ses clients.

A voir sur : http://www.fallon.com/skimmer


Syphilis gratis chez Trojan

mars 24, 2009

Réagir face à la banalisation des discours de prévention

Les jeunes semblent avoir baissé leur garde. Leur vigilance s’étiole, à l’image de la couverture médiatique accordée à la lutte contre le sida (l’épisode « Amygdales » de South Park évoque le sujet avec une impertinence brillante).

L’épreuve des premières fois passée, les jeunes se laissent aller et « oublient » de se protéger systématiquement, comme s’ils se sentaient immunisés.

Faut-il leur rappeler qu’ils ne le sont pas ?

Oui, sauf que la banalisation du sexe et de sa représentation s’accompagne aujourd’hui d’une banalisation des discours de prévention contre les MST. Ces derniers perdent de leur efficacité en entrant pour les consommateurs dans le domaine de la routine. Ils font figure de marronniers auxquels le public, par habitude, ne prête plus attention.

Les pouvoirs public et les associations peinent à faire entendre leurs messages. Les marques de préservatifs, elles, parviennent tout au plus à augmenter leur notoriété par des discours axés sur le plaisir, mais les usages des consommateurs ne suivent pas…

 

Attirer l’attention par un renversement 

La marque de préservatifs Trojan s’attaque au problème par un ingénieux renversement : elle met en scène une opération d’échantillonnage dans laquelle les traditionnels préservatifs son remplacés par des MST.

Ainsi, elle crée la surprise en détournant les codes des opérations de sampling auxquels la cible est habituée. Elle en profite pour rappeler, sans avoir besoin d’adopter un ton moralisateur, un fait pas très ragoûtant : 1/3 des personnes sexuellement actives attrapent une MST avant leurs 25 ans.

Au-delà de sa dimension potache, ce retournement laisse entrevoir une stratégie de communication habile. Afin de pallier l’indifférence des consommateurs, on substitue au traditionnel levier de la peur, rendu inefficace par la saturation des discours alarmistes de tous poils, celui du dégout, bien plus frais et plus inattendu.

 

Le thème du cadeau empoisonné

Si le spot peut paraître à certains égards obscène, ou du moins d’un goût douteux, il véhicule une métaphore riche de sens : finalement, les MST, c’est un peu comme un cadeau empoisonné que l’on offre aux autres avec désinvolture. Mieux, comme un cadeau que, dans notre générosité magnanime, l’on dispense indifféremment aux inconnus et aux gens que l’on aime.

C’est aussi simple que ça. C’est gratuit, comme un don, comme un acte d’amour.

La métaphore permet de mieux comprendre les enjeux de la protection en les transposant dans un autre contexte. Elle permet d’exprimer de façon originale un message finalement très simple et qui relève d’une morale universelle : ne faites pas aux autres, et encore moins à vous mêmes, ce que vous n’aimeriez pas qu’on vous fasse…


Mad World : la Wii, une console de chochottes ?

mars 19, 2009