Orange RockCorps : séduire les jeunes en conciliant leurs aspirations au divertissement et à l’engagement citoyen

juin 10, 2009

Orange_RockCorps

 

Cette initiative originale venue de Grande Bretagne mêle branded entertainment et responsabilité sociale afin de séduire et fidéliser les jeunes.

Elle  invite ces derniers à donner de leur temps et de leur personne pour divers projets d’intérêt publique en échange de places pour des spectacles, concerts et autres évènements exclusifs.


Moe No Daiboken : chercher du travail dans la pub grâce au personal advertainment

mai 19, 2009

Mounir

Sur le marché du travail, de plus en plus de candidats développent des stratégies de recherche d’emploi qui tirent parti des médias digitaux : ça se filme, ça chante, ça danse, ça se vend sur eBay… Tous les moyens sont bons pour se différencier.

Les initiatives originales se multiplient, et le climat de crise ambiant ne fait qu’encourager le phénomène.

Je viens toutefois de tomber sur un format que je n’avais pas vu exploité jusqu’à présent : le manga.

En cordonnier pubard bien chaussé, Moe, allias Mounir Bekkouche, s’est appliqué à lui-même une stratégie de branded entertainment.

Il a mis en scène et romancé ses compétences et son parcours à travers un manga, Moe No Daiboken (comprendre » La quête de Moe ») dans le but d’attirer l’attention des recruteurs alors qu’il partait, tel un Rastignac des temps modernes, à la conquête de la capitale britannique.

Soulignons-le, le mérite de ce passionné de manga est d’autant plus grand que ce dernier n’exerce pas une fonction de créatif… mais recherche un emploi de chef de publicité !

Le dispositif se compose d’un manga sous forme de ebook dont ont peut suivre les update au fil du temps sur un blog. Le tout est relayé par un petit trailer vidéo et une page Facebook destinée à accueillir les futurs fans.


El Invencible Chlorophyllo : une excellente opération de branded entertainement signée Airwaves

mars 17, 2009

chlorophyllo

Le groupe Wrigley n’en est pas à son coup d’essai en matière de branded entertainment, puisqu’il fut à l’origine, entre autres, de la plateforme de casual games à succès Candystand et du Woofty.

Il récidive cette fois-ci en lançant une vidéo interactive complètement décalée pour Airwaves : El Invencible Chlorophyllo est un pur moment de divertissement destiné à créer une connexion émotionnelle avec la cible.

A l’heure où les super héros fades et assommants de perfection pullulent dans les opérations de communication, Airwaves joue la carte de la rupture et du second degré en nous faisant redécouvrir la saveur des justiciers masqués ringards.

Elle s’attache la complicité des consommateurs en se livrant à une surenchère de rétro et de détournements, et nous propose un héros délibérément old school, authentiquement viril et délicieusement kitsch.

Au menu :

– Des catcheurs mexicains

– Un grain et des codes inspirés des séries B des années 60 / 70 (Batman, le Frelon Vert, etc.)

– Des Oompa Loompa passés du côté obscur de la force

– De la castagne à l’ancienne

– Des dialogues brillants d’inanité façon La Classe américaine ou Le Grand Détournement


En termes de marketing interactif, on appréciera tout particulièrement :

– Un branding moderne, présent mais pas lourdingue.

– Une vidéo interactive au gameplay très simple et dont l’explication est parfaitement intégrée à l’intrigue sous forme de tutorial.

– Des goodies complètement débiles.

– Un soin apporté au détail qui rend même les loadings et la présentation du jeu concours plaisants.

Un grand merci à Julien pour le lien.


Samsung et Sprint nous enseignent comment vendre notre famille avec le sourire !

juillet 6, 2008

Sprint et Samsung s’associent pour tailler des croupières à Apple : ils lancent un jeu-concours participatif pour promouvoir le téléphone Instinct, leur nouveau iPhone-killer. L’association de l’opérateur et du fabriquant est loin d’être anodine : comme chacun sait, le succès de l’iPhone n’est pas seulement le succès d’un téléphone, mais aussi et surtout celui d’un business model lucratif qui draine des revenus provenant des abonnements des opérateurs…

Une immersion dans l’univers du cinéma d’action…

La home page du site est clairement construite sur le modèle d’une affiche de film d’action, comme en témoignent un certain nombre de repères linguistiques (ex : « Sprint production presents », « Now playing »), sonores (la voix off et les bruitages déclenchés au roll-over), ou encore visuels (les hélicoptères militaires, les effets de halo, et le pied de page).

On comprend très vite que cette incursion dans le domaine du divertissement n’est pas gratuite : l’initiative s’inscrit dans le registre publicitaire du branded-entertainment. La référence au monde du cinéma est utilisée pour mettre en scène et pour « stariser » le produit.

A cette occasion, la marque se livre à un habile exercice parodique. Chaque fonctionnalité du produit est mise en scène à travers un genre cinématographique stéréotypé différent : le film d’horreur, le film d’espionnage, le film policier, le film de poursuite, et la comédie romantique.

… et un discours ironique sur les pratique publicitaires qui lui sont associées

Le site ne se contente pas d’illustrer une mise en application du principe de branded entertainment, mais véhicule également un discours sur ses pratiques. A ce titre le choix du cinéma d’action se justifie en tant qu’il est le genre le plus emblématique du placement de produit.

Le discours des marques induit une prise de recul face à ces pratiques publicitaires, participant ainsi à mouvement de publicité réflexive ou autoréférentielle caractéristique de la postmodernité : on joue de façon humoristique avec les codes du placement, on ironise sur ses dérives.

Samsung tire notamment profit de cette réflexion pour exprimer de façon drôle et absurde la promesse du produit : le téléphone serait si performant que les cinéastes vont se précipiter dessus et le placer dans leurs films (« See the best phone to hit theaters in years »).

La référence au placement de produit au cinéma, construite par opposition à d’autres média moins qualitatifs, comme la télévision ou le net, permet également de « premiumiser » le produit : la mention « As seen in the movie » résonne ainsi de façon infiniment plus classieuse que le très populaire et très kitch « vu à la TV ».

Tous cinéastes, tous publicitaires

Ce discours sur le placement a d’autant plus de sens et d’impact qu’il est mis en perspective à la lumière des profondes mutations que la révolution digitale a induit dans le paysage médiatique.

Avec le développement du web 2.0 et la croissante démocratisation des dispositifs numériques, nous sommes tous devenus virtuellement cinéastes… ce qui signifie que nous sommes tous également des publicitaires en puissance !!!

Eh oui, ce qui est bon pour les films d’Hollywood est aussi bon pour les films amateurs, à la nuance près, bien entendu, que le contenu produit par ces derniers est… comment dire… moins aspirationnel !!!

En effet, les ambitions du User Generated Content sont souvent modestes. Ce dernier à souvent tendance à tourner autour de notre nombril ou de celui de notre famille.

Sprint et Samsung, par un cynisme humoristique qui invite à la complicité, nous incite à vendre nos familles et à transformer nos proches en hommes sandwich digitaux pour une poignée de dollars. Ici l’intrusion putassière de la publicité fait écho à la place de plus en plus intrusive qu’a pris le téléphone portable dans nos vies ces dernières années.

Sprint semble avoir retenu la grande leçon que nous à tous enseignée Dortios en matière de user generated content : soigner la dotation ! Les auteurs des 1 000 premières contributions recevront 20 dollars et le gagnant finalement se verra remettre une somme de 10 000 dollars (By the way, l’appellation « Sprint productions » n’est pas sans rappeler l’appellation « Snack Strong Productions » de Doritos).

Bref, le geste est malin, un tantinet, transgressif, et l’incentive suffisante pour générer de nombreux ambassadeurs de marques.

En revanche, on regrettera un module de publicité comparative particulièrement cheap, visant l’iPhone, dont le ton tranche et détonner avec le reste, rappelant davantange l’opération waitless.org.


Audi mise sur le succès d’Ironman

avril 11, 2008

Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’évoquer au cours de précédents posts, les acteurs du secteur automobile investissent de plus en plus dans le branded entertainment et nous gratifient d’un nombre de partenariats toujours plus grand avec les studios d’Hollywood.

Cette fois-ci, c’est au tour d’Audi, qui anticipe le succès du film Ironman, dans lequel elle a vraisemblablement du acheter du placement de produit. Outre le niveau de connexion émotionnelle qu’elle est susceptible de générer, la licence a le mérite d’apporter à la marque une forme de caution technologique.

Au menu : jeux, bandes annonces, vidéos exclusives, infos sur les personnages, et évidemment infos produit.