Weezer Snuggie Infomercial :

novembre 13, 2009

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C’est avec beaucoup d’autodérision que Weezer détourne les codes de l’infomercial pour faire la promotion de son nouvel album.
Voici une vidéo à travers laquelle le groupe montre encore une fois, comme pour la vidéo Pork and beens, qu’il comprend et maîtrise  les codes de l’univers médiatique dans lequel il évolue.
On notera la dimension subversive latente de ce détournement : le CD, sacralisé pendant si longtemps dans lindustrie musicale, est ici mis en scène comme un gadjet périphérique, ringard et absolument accessoire…

The Editors : promouvoir sa musique sur Google Street View

octobre 21, 2009

Les groupes de musique rivalisent de plus en plus d’originalité pour promouvoir leurs oeuvres sur la toile : vidéos virales, clips interactifs, ARGs, dispositifs de monétisation innovants…

Cette fois-ci, c’est Google Street View qui, pour la première fois, est mis à contribution dans le secteur.

theeditors

Les membres du groupe The Editors ont lancé une expérience interactive dans laquelle ils proposent aux internautes de les retrouver virtuellement à plusieurs spots clés de Londres qui les ont inspiré pour écouter les chansons de leur nouvel album In This Light And On This Evening.

L’initiative a pour qualité majeure d’immerger les internautes dans l’environnement quotidien des artistes et de maximiser leur engagement en les invitant à découvrir les morceaux de façon active.


Les ventes de musique numérique représentent 8,1% du marché de la musique (+31 en un an).

octobre 21, 2009

Voici une étude publiée par l’OBSERVATOIRE DE LA MUSIQUE (Cité de la musique) dans laquelle vous trouverez quelques chiffres frais sur l’évolution du marché de la musique numérique (PC et mobile) :

Etat des lieux de l’offre de musique numérique au 1er semestre 2009

On retiendra pour l’essentiel que :

– les ventes de musique numérique ont progressé de 31% en un an.

– elles représentent 8,1% du total du marché de la musique.

– leur progression est toujours loin de compenser les pertes de l’industrie musicale « physique ».

– l’obstacle principal au développement de ce marché serait constitué par les comportements réticents des majors et les coûts élevés auxquels ces dernières proposent l’accès à leurs catalogues.


Escape the fear : Lily Allen lance un advergame pour promouvoir son dernier tube

avril 2, 2009

lillyallen

Les artistes investissent de plus en plus l’univers du digital pour faire leur promotion, et souvent avec une certaine originalité comme le montrent les exemples de Radiohead, Nine Inch Nails ou encore Arcade Fire.

Toutefois, on avait encore vu relativement peu d’advergames dans le domaine (ex: celui du groupe Enhancer).

Le jeu suivant, Escape the fear, a été lancé par Lily Allen pour promouvoir sa chanson du même nom « The Fear ».


Play Auditorium : la preuve par l’exemple

novembre 27, 2008

playauditorium

Play Auditorium est une série de puzzles visuels et sonores extrêmement innovante, bien réalisée et addictive.

Il s’agit d’une opération de promotion pour Cipher Prime, une agence interactive américaine qui clame être déterminée à exploiter le potentiel émotionnel du web à son maximum.

On veut bien la croire… car l’a agence semble avoir bien compris que, comme l’a dit Karl Marx, on ne juge pas un individu sur l’opinion qu’il a de lui-même, pas plus que sur ses (beaux) discours.

Sincèrement, depuis combien de temps n’aviez vous pas eu le sentiment de vivre une « vraie » expérience interactive ?


Stress, le clip : mais que fait la Justice ?

mai 11, 2008

Une polémique a commencé à enflammer la toile ces derniers jours. Il s’agit du dernier clip de Justice, groupe électro-trendy préféré des parisiens.

L’objet du délit se présente comme un mélange entre Smack My Bitch Up de Prodigy, Qu’Est Ce Qu’On Attend ? de NTM, une partie de GTA, et une séance de Happy Slapping.

Au niveau des strictes signifiants, le clip penche plutôt d’ailleurs vers ce dernier modèle : il met en scène des jeunes « de couleur » qui quittent leur cité pour parcourir Paris en y commettant diverses agressions et dégradations aussi gratuites qu’aléatoires.

Le tout est filmé caméra à l’épaule, pour un plus grand sentiment d’immersion. Les évènements semblent être vus « de l’intérieur », comme au cours d’une session de Happy Slapping, au point que l’on se demande tout au long de la vidéo si le caméraman fait partie ou non de l’équipe, jusqu’au sacrifice tragique de ce dernier à la fin du clip.

L’identité et le statut indéfinis de ce caméraman-narrateur constituent d’ailleurs le véritable aspect dérangeant du clip. Impossible de savoir « qui parle ? » et « pourquoi ? ». Les évènements sont livrés de façon brute, voire brutale. On ne décèle aucun point de vue, aucune médiation, aucun discours (social ou autre) prédéfini qui encadre les faits exposés pour leur donner du sens.

Le spectateur est seul confronté à ce concentré de violence pure. La neutralité axiologique de la mise en scène confère une forme de réalisme au traité, comme dans les films de Gus Van Sant. Chacun est livré à lui-même dans son travail d’interprétation, libre de projeter ses propres préjugés et ses propres fantasmes sur la vidéo.

Et en effet, le sens ayant horreur du vide, face au mutisme des signifiants, la vidéo invite à un niveau d’analyse plus pragmatique, c’est-à-dire à se détacher des signes pour prendre en compte la situation de communication et son contexte.

On se réfère ainsi au contexte sociétal et médiatique pour essayer de donner du sens au clip, tant bien que mal.

Et là, c’est la foire d’empoigne, comme en atteste l’abondance et la teneur des commentaires sur YouTube :

– les uns voient dans le clip une apologie des thèses d’extrême droite sur l’immigration et la violence

– les autres y voient une dénonciation de la politique sécuritaire du gouvernement et du traitement de la violence urbaine opéré par les médias (dernière hypothèse infirmée par l’analyse que je viens de faire et la mise en évidence d’une absence de médiation)

– d’autres encore y voient un acte de provocation désinvolte, uniquement mu par une avidité commerciale et le simple désir de « faire du buzz »

– certains pourront également y voir une apologie de la violence (voire une incitation), de la juste revanche d’une jeunesse opprimée, et la reprise du thème de l’imminente explosion de la société traité dans la culture rap des années 90 (Qu’Est Ce Qu’On Attend ? de NTM , Ma 6T Va Cracker, etc.)

Il est vraisemblable de supposer que Justice n’a pu se réapproprier la thématique de la violence urbaine qu’avec une certaine distance, même si la nature de cette distance reste pour le moins énigmatique et ambiguë dans sa visée : pour le moment, seules la volonté de provoquer et de faire parler de soi ne font aucun doute… et peut-être aussi la volonté de malmener la bonne conscience et le goût du politiquement correct de la cible bobo-branchouille du groupe ?