New York Times engage la conversation avec les internautes sur Facebook : quand on veut on peut…

Opportunisme ou réactivité ? Le NYT, en bon journal d’actualité, a recouru à Facebook pour engager la conversation avec les internautes sur Facebook en surfant sur la vague d’oba-mania qui a entouré les élections présidentielles.

Les objectifs :

– Augmenter le nombre de fans sur FB.

– Augmenter la notoriété de NYTimes.com.

– Engager la communauté Facebook en l’invitant à converser sur les enjeux de l’élection.

Le dispositif :

– Le journal a invité les internautes à répondre à la question : « Selon vous, quelle doit être la première action d’Obama en tant que président ? ».

– Les internautes pouvaient également s’envoyer des vitual gifts brandés NYT à l’effigie d’Obama.

– Le journal a acheté de l’espace publicitaire sur la page d’accueil de Facebook et y a diffusé une vidéo d’Obama.

Les résultats :

– Plus de 400,000 personnes se sont envoyé les gifts.

– Le nombre de fans du New York Times sur FB est passé de 49 000 à 183 913.

– La vidéo a été vue par 68 millions d’utilisateurs et a été commentée par plus de 34,000 personnes.

La morale :

– si l’on est en droit d’être sceptique quant à l’efficacité de Facebook comme média publicitaire, l’expérience prouve qu’avec un peu d’intelligence et de pertinence il peut être utilisé avec succès.

– on engage plus facilement les internautes en s’appuyant sur les sujets qui les intéressent déjà (et sur leurs pratiques effectives) plutôt qu’en essayant de les intéresser coûte que coûte à la marque de façon « ex-nihilo ».

– Evidemment, ça va de soi, mais les marques l’oublient encore trop souvent : pas de succès sans conversation !

Si ce cas attire notre attention sur la dimension intrinsèquement sociale de la politique et sur son pouvoir « conversatio-gène » (mille execuses pour cet affreux néologisme), il faut avouer que nous sommes ici confrontés à un cas particulièrement rare.

En effet, comme le soulignait le philosophe André Glucksmann dans un récent article pour un grand quotidien, Obama suscite des taux d’adhésion que dans d’autres circonstances on n’hésiterait pas à trouver suspects (surtout quand on sort des Etats Unis).

On est bien loin des contre-performances et des dissensions moyennes de la politique ordinaire, n’en déplaise aux éléphants du PS…

Si ce genre d’opération s’avère difficilement reproductible en France, en l’état du moins, elle a néanmoins le mérite de suggérer un nouveau type de rôle pour les quotidiens à l’ère numérique : le rôle d’un catalyseur chargé de (r)animer le débat publique et de réveiller des foules apathiques.

Publicités

One Response to New York Times engage la conversation avec les internautes sur Facebook : quand on veut on peut…

  1. […] chiffres sur le partenariat CNN / Facebook pour l’investiture d’Obama Après le New York Times, c’est à CNN de faire un carton sur Facebook en surfant sur la vague Obama (source CBNews): […]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :