De la relativité (subjective et culturelle) du temps

juin 11, 2010

Elle est loin l’époque où l’on concevait le temps comme une réalité en soi ou comme une forme a priori de la sensibilité… Les travaux de l’ethnologie et de la psychologie montrent aujourd’hui que, tout comme notre relation à l’espace (cf. les travaux passionnants d’Edward T. Hall), notre relation au temps varie en fonction de facteurs culturels.

La prise en compte des différences de perspective temporelle serait aujourd’hui, selon le professeur de psychologie Philip Zimbardo, une des clés pour résoudre les conflits, les incompréhensions et les problèmes de communication contemporains.

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80% des internautes britanniques se disent victimes d’une overdose d’information

novembre 19, 2008

 

Une ère caractérisée par la surcharge d’information et la pénurie de temps

80% des internautes britanniques disent souffrir de surinformation selon une étude de Yahoo titrée ‘Return on Attention’.

Les internautes sentent qu’ils doivent être plus sélectifs dans leur consommation de l’information afin de s’adapter à la pénurie de temps qu’imposent les exigences toujours plus grandes de la vie professionnelle et domestique.

69% d’entre eux pensent que l’on dispose de moins de temps dans nos vies aujourd’hui qu’auparavant, et 70% disent passer des heures à brasser des informations qui ne les concernent pas avant de trouver ce qu’ils cherchent.

 

Une surcharge d’information qui se révèle pathogène

54% des répondants disent que le trop plein d’information leur fait éprouver des difficultés à se concentrer.

Cette overdose peut être la cause de véritables syndromes pathologiques (anxiété, stress, troubles du sommeil, problèmes digestifs) que l’on classe sous l’appellation « Information Fatigue Syndrome » (désolé je n’ai pas pris le risque de traduire) : 51% des répondants souffriraient de 3 ou plus de ces symptômes.

Elle est également source d’une forme d’addiction ou d’accoutumance : 63% des internautes pensent qu’ils auraient le sentiment de rater quelque chose s’ils se « déconnectaient ».

 

Des implications lourdes dans le domaine du marketing

Cette tendance est connue depuis longtemps, mais les chiffres de cette étude lui révèlent une gravité d’une ampleur étonnante.

Ses implications sont très fortes pour les professionnels du marketing, et confirment les thèses du permission marketing : 79% des consommateurs disent vouloir quelque chose de valeur en échange de l’attention qu’il accordent à la publicité, que ce soit du divertissement, un message pertinent ou l’accès à de nouvelles connaissances. Par ailleurs ils plébiscitent massivement tous les outils qui leur permettent d’aggréger, trier, sélection, archiver l’information… bref, de gagner du temps !