Durex Pleasure Ball : who’s the Sex Machine now ?

Durex présente et promeut sa gamme de sextoys grâce à un advergame original qui associe de façon métaphorique le fonctionnement du plaisir féminin au fonctionnement d’un flipper.

L’image est vraisemblablement susceptible de résonner fortement dans l’imaginaire masculin. Tout d’abord elle répond de façon très simple à une question qui, depuis des temps immémoriaux, torture les méninges des hommes : comment fonctionne cette étrange et incompréhensible machine que constitue la femme ? Que veulent les femmes au juste ? Comment diable les satisfaire ?

Rien de plus facile, répond Durex, il suffit d’avoir le matos ! Quoi ? Vous le saviez ? Mais non… pas ce matos là voyons… le matos qui vibre ! Oui, parce que l’acte sexuel, c’est comme un jeu, et comme un flippeur plus exactement : plus ça vibre et plus tu marques de points. Bref, de quoi redonner de la vigueur au vieux fantasme de la machine à laver…

La marque recours à une métaphore qui met en scène de façon hyperbolique une logique de stimulus-réponse (Pavlov, ça vous dit quelque chose ?). On laissera le soin aux plus pervers d’entre-vous de filer la métaphore eux-mêmes : quid du multiball ? Quid du mode multijoueur ?

Mais derrière une surface ludique, se cache un discours moins rose, voire machiste : la femme est réifiée à travers sa comparaison à une machine. Pour vendre des objets de plaisir, on en vient à faire de la femme elle-même un objet.

Pire, le flipper renvoie aux pulsions de mort qui gravitent autour de l’instinct sexuel, il rappelle à la surface des fantasmes refoulés en leur donnant une apparence inoffensive. Le site semble nous dire, malgré lui : « la femme, c’est comme un flipper, plus tu cognes dessus et plus elle jouit ».

Par ailleurs, la notion de jeu et de points inscrit l’acte sexuel dans l’univers de la performance. Aussi peut-on craindre que le site ne suggère aux hommes (auxquels, comme on a pu le comprendre, il s’adresse en priorité), dans un ultime outrage, que, comme au flipper, leur vie sexuelle se résume souvent à beaucoup d’argent dépensé pour, au final, un game-over…

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